02/06/2016

Votation municipale du 5 juin : Pour discuter il faut être deux...

Fête de la Musique 280px-Fetedelamusique.jpgAvec des arguments au rabais, du populisme et du clientélisme en surenchère, pourra-t-on enfin obtenir un dialogue sur les dépenses en Ville de Genève ? L’interview dans la Tribune d’hier d' Anna Vaucher entre Sami Kanaan (SK) et Simon Brandt, président du PLR Ville de Genève, nous permet d’en douter. En voici une synthèse brève et neutre.

SK : Tant que la Ville a de l’argent, il faut le dépenser…

PLR: Gouverner c’est prévoir. Vouloir rembourser la dette aujourd’hui, c’est rester libres demain.

SK : Les artistes de la Fête de la Musique vont trinquer…

PLR: la Fête de la Musique était originellement une Fête gratuite.Depuis, chaque artiste, y compris subventionné, reçoit 100CHF/prestation x 500 concerts ! On a glissé de la Fête au Festival. Les associations déjà subventionnées ne pourraient-elles pas offrir un peu de Musique lors de la Fête ?

SK : Les acteurs culturels sont pris en otage…

PLR : la Gauche refuse la remise en question. Résultat : le détour culturel par Genève ne s’impose toujours pas, les visiteurs préfèrent Lucerne, Zürich ou Bâle.

SK : Avec la Culture on fait du social…

PLR : Nous avons choisi d’augmenter le budget social de la petite enfance; avec celui de la Culture, faisons de la Culture.

SK : RIE 3, c’est dans 3 ans, nous avons le temps pour discuter…

PLR : Cela fait 4 ans que l’on tente de discuter, tous les moyens ont été tenté. Vous refusez nos arbitrages, juste pour maintenir les vôtres depuis plus de 20 ans.

SK : Les méthodes de la Droite empêchent la concertation…

PLR : La Gauche n’a pas de méthodes, juste des habitudes de pouvoir. 

Dialogue de sourds, d’où le bras de fer le 5 juin, contre notre gré...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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26/05/2016

Et si l'on en causait...

La Gauche implosive et explosive se débat, se déchaîne, se répand de partout sur les 13 sujets de votations du 5 juin prochain. Encore faut-il en avoir le temps…

Ce matin, au réveil, après avoir fait le tour des médias, réseaux sociaux compris, je m’imaginais ce que deviendrait la vie dans notre pays des libertés, s’il était donné une suite favorable à l’idée néo communiste d’un revenu de base inconditionnel, au raccordement des services de télécommunications à la machinerie fédérale, au fantasme d’une production culturelle quasi aux dépens de l’Etat et à un projet de loi qui vous condamnerait à habiter des logements qui ne vous appartiendront jamais… avec quelques frissons, je voyais comme poindre ici les prémisses de la Dictature, tout l’appareil étant sur rail!

Alors j’ai pris mon bulletin de vote, avec reconnaissance de pouvoir m’exprimer sur autant de thématiques basiques, et pour les 11 premières croix c’était fait.

Restait le 12e sujet avec son petit jumeau 13e, qui fait à nouveau beaucoup parler de lui. Le 28 février c’était pour assassiner un Musée, et le 5 juin ? Ecoutons ce que raconte la Gauche :

Désordonnée et débridée, à coups d’arguments à moins de 10% de crédibilité, elle condamne notre premier vote budgétaire majoritaire dans la brochure officielle en nous imputant l’effondrement des bâtiments, du social et de la culture. Est- ce seulement possible ? Ensuite, concernant cette dernière, en mal de défense solide, elle reprend à son compte une étude menée voici 20 ans autour des Grandes Institutions culturelles qui démontrait qu’un franc dépensé pour la Culture en produisait 2 en retombées économiques. Pour les Beaux-Arts, le Lyrique certes, mais pour l’alternative, qui plus est aux dépens de l’Etat, l’étude n’existe pas.

En bref, on nous reproche la manière. Ce que l’un dit à l’autre dans un couple en rupture « Si tu l’avais dit autrement !». Mais, y a-t-il une bonne manière de rompre ? Rompre en l’occurrence avec des automatismes, des habitudes de dépendance à la subvention, reconduites depuis une génération, qu’il pleuve, qu’il grêle qu’il vente, sur l’argent du ménage du contribuable, comme un dû? Celui qui ose rompre, est-il plus mauvais que celui qui s’accroche ? Tout en reconnaissant le désagrément.

Ce qui est faux, ensuite, c’est de prétendre que nous n’en sommes qu’à la première dispute sur ces sujets. Ou à l’effort de discussion. Sur un seul exemple lors la séance de la commission de la culture en octobre 2011 avec Sami Kanaan : une majorité s’était trouvée pour voter au budget 2012 quelques réorganisations ciblées, non définitives, négociables si documentées à la commission des finances. Mais, une commissaire d’EàG a trouvé le moyen de couper court au processus en battant la chamade auprès d’associations qui se sont déployées en insultes à l’Hôtel de Ville. L’ébauche de discussion n’a donc jamais abouti. L’ancienne majorité a tranché.

Aujourd’hui, la majorité a changé. Admettons qu’elle va encore maturer et se perfectionner, Mais il est mensonger de prétendre qu’elle n’a pas recherché le dialogue. Face à cette politique de l’autruche, cette fuite en avant, ces dérapages d’une Gauche égarée et inconsciente, il est de notre responsabilité de vous appeler, en attendant des temps meilleurs, à riposter en votant le 5 juin prochain

2x OUI pour des finances saines en Ville de Genève !

 

 

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27/04/2016

Connaissez-vous La Tunisie à l'honneur au Salon du Livre 2016?

Voici un Questionnaire  Concours spécial Tunisie hôte d’honneur du Salon du Livre 2016

A VOUS DE JOUER!

drapeau de la Tunisie sans-titre.pngQuestions générales et particulières* (pour les réponses aux questions avec *, voir la plaquette « Quelques livres de, sur et autour de l’histoire de la Tunisie » à propos de documents exposés par la Fondation Bodmer disponible sur le stand spécial Tunisie

Concours organisé conjointement par la Fondation BODMER, Le PONT et ADAPT

1.       Hannibal a tenté de franchir les Alpes à dos :

          A. D’âne              B.De chameau      C. D’éléphant

3..    *Appien d’Alexandrie consacre deux chapitres de son Histoire Romaine aux guerres puniques :

          A. Chap I et II     B. Chap V et VI     C. Chap VII et VIII 

4.     *Saint-Augustin a fait ses études à :

           A. Rome              B. Alexandrie         C. Carthage

5.      *Le célèbre érudit Mouhammad al-Boukhârî collectionna les hadiths orales du prophète Mohammed au nombre de :

            A. 200’000           B. 400’000              C. 600’000

6.       Le poète Abou EL KACEM CHEBBI a écrit en 1933 un poème dont les couplets ont inspiré l’hymne national sous le titre :

            A. La volonté de vivre      B. La volonté de liberté         C. La volonté de pouvoir

7.       L’abolition de l’Esclavage en 1846 a eu lieu:

            A. En France                      B. En Amérique                     C. En Tunisie

8.      *Les Notices sur la Régence de Tunis ont été publiées à Genève en 1858 par :

             A. J.-J. Rousseau                B. Henri Dunant                     C. Jean Calvin

9.      *Un écrivain français a écrit un célèbre roman dans le décor de Carthage :

              A.  Alphonse de Lamartine       B. Alphonse Daudet        C. Gustave Flaubert

10.      Un peintre suisse a révolutionné sa théorie des couleurs lors d’un voyage en Tunisie

               A. Gustave Klimt              B. Paul Klee                 C. Paul Gauguin

11.      Le président de la première République de Tunisie en 1956 est :

              A. Léopold Sédar Senghor    B. Mustafa Kemal Atatürk     C.Habib Bourguiba 

12.     *La Fondation Bodmer, Mémoire du Monde de l’UNESCO, est située dans le canton de Genève sur la commune de :

               A. Cologny                        B. Cartigny           C. Céligny

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Bulletin réponse à remettre dans la boîte «concours » sur le stand Tunisie jusqu’au dimanche 1er mai à 17h . Tirage et remise des prix : dimanche 1er mai à 18h sur le stand

NOM ____________________________________________PRENOM__________________________

Souligner : Moins de 18 ans/ Plus de 18 ans

No de téléphone :__________________________Facultatif : Adresse email :___________

Réponses aux questions :

1. ….. 3. ….. 4. ….. 5. ….. 6. ….. 7. ….. 8. …… 9. ….. 10. ….. 11. ….. 12. …..

Question subsidiaire : Sur les 7 sites de Tunisie classés au Patrimoine de l’UNESCO, citez-en au moins un …………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………

Liste des Prix

Hôtel le Sultan 4956182.jpg1. Voyage pour 2 personnes Genève/Tunis/Genève offert par l’Office National du Tourisme Tunisien ONTT assorti d' une semaine de vacances à l’Hôtel Sentido Le Sultan à Hammamet

 

2. Bon à dîner pour 2 personnes à l’Ecole Hôtelière de Genève 3. 4 entrées au Musée de la Fondation Bodmer 4. 2 bons d’entrées au Centre Paul Klee à Berne 5. Un beau Livre à choisir sur le Stand de la Librairie Arabe L’Olivier 6.Un CD de Didon et Enée de Purcell 7. Un exemplaire de Sallammbô (édition récente) 8.4 x 1h de jeu chez Elvisbillards, 80, rue de Lausanne à Genève 9 à 12: 1 bouteille d’huile d’olive tunisienne. Dès le 13e Prix diverses surprises…

Ouverture de Palexpo tous les jours du 27 avril au 1er mai de 9hh30 à 19h. Tarifs : Moins de 26 ans  (offre non valable pour les classes) : gratuit AVS : chf 5.- Groupes dès 20 personnes, par personne : chf 5.- Adultes :chf 12.- L'entrée du salon est gratuite toute la journée du mercredi 27 avril et le vendredi 29 avril à partir de 17h.

 BONNE CHANCE!

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15/03/2016

ELIE, MENDELSSOHN... ET NOUS?

Elias 2016 12510341_771766326262150_1418621340145623165_n.jpgParfois on vous demande : comment supportez-vous les turbulences de la politique locale dans laquelle vous êtes engagée? Une réponse : la Musique ! Tant il est vrai que plus l’on s’engage avec les autres, plus l’on a besoin de replonger en soi, converser avec les créateurs, les retrouver dans les Musées, au Théâtre, en Musique ou dans la Nature, tout simplement.

Or il s’est trouvé qu’en travaillant et faisant travailler l’Oratorio Elias, transfiguré par Felix Mendelssohn - quelques semaines avant sa mort prématurée à 38 ans-  j’ai retrouvé en une seule oeuvre tout ce qui me ressource : une histoire colorée, forte d’images et d’action, une musique passionnée, romantique,  avec ces formidables descriptions symphoniques quasi cinématographiques des éléments, qui embarquement nos oreilles aussi naturellement en haute mer qu’au cœur d’un volcan. 

Vous confier combien je me sens plus inspirée par ces choristes motivés par l’interprétation  de ces grands chœurs d’oratorios populaires « égalitaires » du Vormärz, issus de l’esprit révolutionnaire, dont Mendelssohn avait le secret et pour lesquels les meilleurs ont composé,  que par ces « petits ensembles » baroqueux - bien qu’avec tous mes respects - qui respirent ce relent d’élitisme où la musique se chuchote bassement entre deux  messes, une musique éclectique qui peut certes tenter pour s’évader du catastrophisme ambiant, de la vulgarité omniprésente, du quotidien… mais dont on peut se demander si elle est réellement capable de vous transfigurer ?

Pour Elias, pas question de s’évader! Avec 3 millénaires d’écart, on plonge en pleine actualité, dans un pays où  la violence autour du sacré faisait déjà fureur.  Sur une terre difficile pour les humains : désert, sécheresse. Et un dieu jaloux.

En ce temps-là, l’histoire d’un homme, tourmenté, solitaire, épris d’absolu qui  tente – quasi en vain – de convaincre  son peuple – contre son gouvernement -  d’abandonner le culte des faux prophètes et de leur faux-brillant - leurs dieux bling-bling dirait-on aujourd’hui – et  de choisir l’humilité, la simplicité. Les amener à écouter tout au fond d’eux-mêmes la voix tendre de celui qui vous parle « comme le doux murmure du vent » à vous, personnellement, de vous, confidentiellement et affectueusement.

Suivre le parcours de l’un de ces visionnaires trop sensibles, suprasensibles, accablé par le désespoir, qui, en pleine dépression, dès lors que personne ne veut l’entendre et que la seule personne qui le comprend, Jézabel, le hait et veut le sacrifier car adepte de Baal et de ses superficialités dira, sur une mélodie puissamment inspirée soutenue par un chœur de violoncelles: « Es ist genug » qui se résume à «  C’en est assez » ! Puis tournera le dos à ce monde qu’il juge perdu, se retirera – ou se réfugiera -  seul, à Dieu merci, dans le désert…

L’histoire ou la légende raconte ensuite qu’un char de feu l’ emporte au ciel, l’occasion pour le prodige Felix de l’une de ces pages éblouissantes où il fait chanter les éléments à travers  l’orchestre symphonique au grand complet, « un paysagiste de première classe » comme disait Richard Wagner.

Cette fin magique et mystérieuse nous maintient donc suspendus entre ciel et terre, ainsi le voulait le compositeur : « Je me représente Elie comme un vrai prophète, comme nous pourrions souhaiter en avoir un jour, énergique et jaloux, mais aussi sévère, courroucé et sombre, en contraste frappant avec la foule de la cour ou de la populace, en fait en opposition avec le monde entier et pourtant porté sur des ailes d’anges… »

Oui, notre monde aurait besoin de visionnaires, tels qu’Elie, qui nous transfigurent, comme il le fut lui-même un certain jour au Mont Tabor, nous élevant au-dessus de la mêlée et nous communiquant la force de vivre sur une terre de combats infernaux dont il espérait, prophétiquement voici 3000 ans déjà, lui aussi la trêve…

ELIAS, Oratorio  de Felix Mendelssohn, ce dimanche 20 mars 2016 à 17h à Saint-Pierre de Genève, avec le Chœur de la cathédrale, ses solistes et son orchestre !

 

 

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29/02/2016

MAH – RIEN N’EST GAGNE

Konrad Witz is.jpgPour notre Musée, rien n’est gagné sauf le doute avec des  problèmes plus que jamais insolubles pour donner un avenir à cette bâtisse.

Aujourd’hui le calendrier immédiat consiste à fermer le Musée. Ni plus ni moins. Le coût de la fermeture : 33 millions par an. Il en a fallu 13 pour le Musée d’ethnographie, faites le calcul !

Puis un crédit dit de restauration sèche de 80 à 100 millions aux frais exclusifs de la collectivité. Là on aborde les vrais problèmes, ceux de la capacité ou non de la Ville à les assumer. La réponse est non.

Ensuite la question de son avenir. Historiquement le Musée n’avait jamais été pensé pour rivaliser avec les autres mais pour mettre en valeur nos collections patrimoniales qui sont de très haute valeur : Witz, Hodler, Liotard, Calame, les derniers pharaons du Soudan, l’horlogerie et les instruments anciens que viennent compléter les legs de collectionneurs locaux.  Pour lui donner une place européenne, il s'agit de prendre en compte les intéressés. Le vote  municipal d’hier  ne représente pas le tout Genève, encore moins le Grand Genève ou la Genève internationale. La question se pose donc sérieusement du partage de la tutelle de ce Musée avec le canton, voire au-delà, pour une solution « rapide », rayonnante et financièrement supportable.

Quant aux mécènes et sans doute à l’architecte, ils rejoignent la cour de ceux que la Ville de Genève a si bien su chasser ou rejeter : Calvin (oui, ils l’avaient rappelé mais le Réformateur disait  « Genève, cette croix sur laquelle je me lève chaque jour »), Rousseau et Dunant. Pour eux, le Panthéon se rapproche… Pas pour nous.

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24/02/2016

Ville de Genève, un art de la Culture du monde à l’envers?

En relisant l’article dans le Temps de Sylvain Besson paru le 26 janvier 2013, (http://www.scoop.it/t/photography-jch/p/3995539617/2013/01/26/l-influence-des-grandes-familles-protestantes-a-geneve-mecenat-philantropie-petrole-art-culture), un article misérable posté hier sur FB par une voix imbibée de références pseudo - sociologiques,  je tenais à apporter des informations plus générales, historiques, hors clichés, concernant le soutien au monde muséal de notre cité que voici : 

     1. L’esprit des Lumières ouvre et crée les Musées. 

Faut-il le rappeler, l’existence des Musées est le fruit d’esprits humanistes, ceci depuis l’Antiquité. Dès la Renaissance puis au temps des Lumières, toutes les familles bourgeoises éprises de culture et d’Histoire telles que les Borghese ou les Farnèse en Italie y ont contribué, Que leur seule religion était  l’amour des œuvres, des chefs d’oeuvre et le partage de leur émerveillement avec leurs concitoyens. 

Que de privées, les collections s’ouvrent progressivement vers le public à partir du xviiie siècle par exemple à Rome, où les Musées du Capitole sont ouverts au grand public en 1734, à Londres avec le British Museum ouvert en 1759, à Florence avec la Galerie des Offices en 1765, à Vienne avec le Palais du Belvédère en 1811, à Madrid avec le Musée du Prado en 1819, à Munich avec l'Alte Pinakothek  et à Genève avec le Musée de Genève – Musée Rath - en 1826, puis l'Altes Museum de Berlin en 1830. Ces quatre derniers musées comptant parmi les premiers à être installés dans un bâtiment spécialement conçu pour cet usage ou avec l'ouverture au grand public : « les œuvres du génie appartiennent à la postérité et doivent sortir du domaine privé pour être livrés à l'admiration publique » écrit Alfred Bruyas, ami et protecteur de Gustave Courbet.

Musée Rath.jpgLe Musée Rath, du nom de son mécène le Général Simon Rath qui légua à ses deux soeurs Jeanne-Françoise et Henriette, une importante somme d'argent « afin de créer quelque chose d'utile à son pays et qui portera son nom ». Construit dans le style antique, il passe dès 1880 dans les mains de la Ville de Genève. Les collections devenues trop volumineuses, on lui créa le nouvel espace en 1910  dans un style  Beaux-Arts à la française, espace fort contesté déjà en ce temps-là Toutes ses collections –  sauf le patrimoine propre et historique - sont issues de la générosité de collectionneurs privés. Le succès populaire des expositions et des musées est le reflet d'une politique d'instruction et de vulgarisation qui marque le dernier quart du xixe siècle.

gropius s.jpgDans une logique de démocratisation culturelle, le concept même de l’architecture du Musée est revisitée par Walter Gropius (1883 - 1969) architectedesigner et urbaniste allemand, époux d’Alma Mahler qui le vénérait comme étant le plus grand génie qu’elle ait eu l’honneur d’aimer – et elle avait de quoi pouvoir jauger -  fondateur du Bauhaus. Entouré  notamment de Kandinsky et de Paul Klee, il dessine en 1942 un « projet de Musée pour une petite ville ». Il imagine alors supprimer les cloisons pour « abattre la barrière qui sépare l'œuvre d'art de la collectivité vivante ». En 1978, l'architecte I.M. Pei construit la nouvelle aile de la National Gallery de Washington. Formée de deux blocs triangulaires organisés autour d'une cour centrale, elle abrite des salles d'exposition et un centre d'étude des arts visuels. On y voit déjà le motif de la pyramide utilisée comme puits de lumière que l'on retrouvera au Louvre.

aigle is.jpgPendant ce temps, l’Histoire  à Genève s’arrête pour certains licenciés de l’art en 1910 sur un Musée ringard, fermé sur cour,  replié sur le passé tandis que le Monde muséal évolue en Europe depuis 1942…

Ceci pour le contenant. Et maintenant pour le contenu. 

     2. Du pacte d’amour entre le Commerce et la Culture

Une grande tradition lie historiquement une entreprise heureuse à de belles collections. Un entrepreneur prospère devient naturellement un collectionneur avisé, tant il est vrai  qu’il existe depuis des décennies un pacte d’amour entre le Commerce et la Culture Et la passion des objets faisant les rencontres et les mariages heureux, le goût se cultive et se partage d’abord en famille avant que de se transmettre à la collectivité. En voici quelques  exemples :

Avant Bâle, le modèle de Winterthur :

Oskar Reinhart (1885-1965),  père de la Fondation qui porte son nom, était l'un des collectionneurs d'art les plus importants de Suisse et le descendant d'une dynastie de commerçants de Winterthur. Son père, Theodor Reinhart (1849–1919), initia avec succès le commerce entre l'Inde et l'Europe.

Baur 2007-chinese-snuff-bottles.jpg

A Genève, Alfred Baur, père des collections qui portent son nom,  né en 1865 à Andelfingen (ZH) est envoyé après un apprentissage à Winterthur à Colombo (Ceylan) où il fonde  sa propre entreprise d’engrais organiques. En 1906, M. Baur revient en Suisse et choisit de s’installer à Genève, ville de son épouse Eugénie Baur-Duret. Son retour  marque  le début de son activité de collectionneur d’objets d'art japonais (céramiques, laques, netsuke et ornements de sabre) et chinois (jades). Parallèlement il développe le commerce du thé.

 

En Allemagne aussi

Helene_Müller_and_Anton_Kröller.jpgHélène Kröller, amoureuse des belles choses, épouse Anton Kröller, homme d’affaires hollandais. Ensemble,  entre 1907 et 1922, ils acquirent plus de 11 500 objets d'art. A part l'art ancien, la collection Müller- Kröller  devient célèbre en se tournant  vers l'art moderne,  qui en fera  l'une des toutes premières véritables collections d'art moderne au monde. Légué en 1935 à l’Etat néerlandais, la maison devenue Musée Kröller-Müller dispose aujourd’hui notamment de la deuxième collection mondiale de tableaux de Vincent van Gogh ( après celle du musée Van Gogh d'Amsterdam) avec 180 dessins et 91 toiles  D'autres artistes majeurs sont aussi représentés comme Georges Seurat avec la plus importante collection au monde (hors esquisses), Georges BraquePicasso, Wassily KandinskyFernand Léger, etc. Le musée possède également une importante galerie de sculpture moderne (Auguste RodinUmberto BoccioniJean DubuffetLucio Fontana, etc.). Un couple de passionnés pour des visiteurs enchantés…

aigle is.jpgPendant ce temps à Genève, on entend dire par certains qui le pratiquent à titre privé, que la collectivité eut dû alors s’improviser collectionneuse d’art, la belle affaire ! Rien jamais de semblable n’a été pensé pour le Musée de Genève.  C’est cela aussi la démocratie directe : partager le goût de ses habitants, leurs passions, accueillir, conserver et exposer leurs collections dans notre Musée d’Art public.

  1. Des moyens de nos ambitions : Une étude européenne.

Forte de ces parcours riches et enrichissants, l’OCDE a mené en 2011 une étude qui  s’applique à démontrer la nécessité de promouvoir l’investissement dans la Culture. Des organismes tels que  l’ABSA  Association pour le mécénat artistique des entreprises et le CEREC Comité européen pour le rapprochement de l’économie et de la culture s’y emploient.

Le constat étant que la plupart des pays européens atteignent aujourd’hui leurs limites budgétaires et devraient dès lors, tout particulièrement au vu de la récente crise économique, montrer une intention de plus en plus ferme d’expérimenter des systèmes d’aide privée à la Culture. L’OCDE encourage la promotion de l’aide privée dans la Culture

Quelques exemples concrets :

Le Royaume-Uni et les Pays-Bas  disposent des mécanismes  les plus avancés pour stimuler l’investissement privé dans la Culture. Au Pays Bas,  par exemple, les dons périodiques aux institutions et associations culturelles comptant au moins 25 membres et jouissant d’une pleine capacité juridique sont fiscalement déductibles à 100 %.

Ecosse is.jpgLe gouvernement écossais de son côté finance un programme appelé New Arts Sponsorships Grants, administré par A&B Scotland et Creative Scotland. Les organisations artistiques qui bénéficient d’un sponsoring d’entreprise admissible, en nature ou en espèces, reçoivent une livre sterling des fonds publics pour chaque livre sterling sponsorisée.

De quoi rêver…

L’UE préconise en outre un soutien aux forums d’arts et d’entreprises au titre de médiateurs entre les arts, les entreprises et les législateurs.


Genève écusson  603px-Coat_of_Arms_of_Geneva.svg.pngPendant ce temps en Ville de Genève,  l’on finance sans compter avec de l’argent public les établissements alternatifs, on veut  faire du neuf, mais on oublie le bâti, devenu  patrimoine pourri, on collectionne les chantiers ratés, les occasions manquées, les idées figées... mais on veut  du social, des crèches, de la verdure, une ville propre, une ville vivante soit, mais ne marchons-nous pas  sur la tête ? 

Car, en lisant attentivement les premières pages du 11e PFI 2016 - 2024, éditées le 15 août 2015, selon ses propres propos, je cite:  le Conseil administratif accorde une importance particulière à la gestion des investissements et à l’évolution potentielle de la dette. Il a décidé de garder pour le 34ème budget financier quadriennal 2016-19 (BFQ) la limite annuelle d’investissement à 130 millions de francs nets. Ce PFI démontre à nouveau que les projets déjà engagés sont nombreux et, à court terme, la marge de manœuvre pour en introduire de nouveaux est ténue. Actuellement, des ressources financières importantes sont prévues dans les domaines de la culture, du logement, de l’aménagement ainsi que pour les équipements scolaires.

La Culture à elle seule accapare 47% des investissements dès 2017 et il n'y a pas que la Culture...


Revenons donc à la raison:

MAH logo.pngLe pari de Genève, c’est d’apprendre à relever ses défis avec les autres, de partager ses Musées et toute sa Culture avec les privés, de renvoyer les alternatifs à leurs alternances (voir la Fondation l’Abri), d’applaudir le travail immense des fondations et des particuliers qui, seuls ou en associations, viennent en appui à la collectivité aussi dans l’Humanitaire et le social. Sans eux, Genève ne pourrait rester « Cette colline sur l’Europe », elle en perdrait son souffle, donc son esprit. A
vec 67 millions offerts pour le MAH par des amoureux de la Culture, nous ouvrons la Cité vers l’avenir, tout en ne négligeant pas nos priorités sur les domaines de la propreté, de la sécurité, du bien-être de nos concitoyens. Sans eux, et c'est toute une Histoire, nous ne serions plus nous.  

Votons donc un OUI déterminé au nouveau  Musée pour Genève le 28 février!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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20/02/2016

De la barbarie genevoise envers les mécènes

D’aucun se répandent depuis quelques jours en spécialistes sur le mécénat, versus Bâle. Compte tenu des liens étroits qui me lient à ce canton/ville, ma curiosité en a été avivée. Je me devais donc pour moi-même de creuser  la question puis de  partager avec vous ce qui suit:

L’exemple de Bâle

paul sacher.jpgLe mécénat bâlois a un nom : SACHER. Paul SACHER industriel et chef d’orchestre qui a épousé Maja SACHER, veuve STEHLIN HOFFMANN (La ROCHE) devient alors mécène et commanditaire de près de trois cents œuvres de musique contemporaine classique dont quelques chefs d’œuvres : le Divertimento de Béla Bartók, la Deuxième Symphonie d'Arthur Honegger et la Petite symphonie concertante de Frank Martin.

En hommage à la générosité de cet homme,  Mstislav Rostropovitch commanda en 1976 un cycle de douze œuvres pour violoncelle à douze compositeurs différents ayant pour thème le "nom" de S-A-C-H-E-R : mi, la do, si, mi, ré) dont Trois Strophes sur le nom de Sacher d’Henri Dutilleux, les Sacher-Variationen de  Witold Lutoslawski, Tema "Sacher" de Benjamen Britten entre autres. Heureux temps que celui où les bénéficiaires de dons généreux cultivaient encore des restes d’élégance…

De la tradition à l'évolution

Schaulager.jpgPetite fille de Maja SACHER STEHLIN, Maja OERI devient, elle aussi, une passionée de l'art contemporain et grande dame du mécénat. Après avoir étudié l’histoire de l’art à Berlin, elle fut invitée en 1988 à rejoindre très officiellement la Kunstkommission der Öffentlichen Kunstsammlung im Kunstmuseum Basel. Par ailleurs, dès 1995, elle reprend la tête de la Fondation Emmanuel Hoffmann puis crée encore en 1999, la Fondation Laurenz, du nom de son fils décédé trop jeune. Cette dernière imagine et soutient alors la création du Schaulager, à Münchenstein/Basel/Kunstmuseum, un concept original et novateur d'un espace qui se situe entre l'entrepôt d'un musée et le Musée lui-même. Le Schaulager abrite principalement des œuvres de la Fondation Emmanuel Hoffmann. Aujourd’hui la Fondation annonce qu'elle subventionnera à hauteur de près de 50 millions de francs suisses la création de la nouvelle aile du Musée d'art de Bâle, mais la donatrice, tout naturellement, participe en tant que membre de la commission artistique du Musée, du choix des œuvres qui y seront exposées…

Pendant ce temps, à Genève, certains viennent vous expliquer qu’en cumulant les qualités d’industriel, de collectionneur et de mécène, on n’attend de vous que le profit de vos largesses matérielles, après quoi on vous demande par convention d’aller  vous cacher, d’entrer dans l’anonymat et de rester sourd, muet et aveugle face à l’utilisation qu’en fera l’institution bénéficiaire…un brin barbares ces genevois, pas vrai ?

En conclusion : Oui, le mécénat d’une grande famille bâloise est un exemple, mais le plus bel exemple n’est-il pas celui du gouvernement et des bourgeois de ce canton/ville, fiers et aimables envers leurs bienfaiteurs ?  

 

 

 

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06/02/2016

MAH ou LA PASSION EN +(3)

Aujourd’hui, comme promis, nous parlerons chiffres.

Un seul chiffre est à retenir  pour le 28 février : 64 millions soumis au vote.

Tout le reste relève de l’élucubration. Tenez :

1. Le quiproquo sur les affiches à propos du montant d’investissement

 

MAH NON Nouvel 464935989.jpgMAH PPP 12647165_1669369089989238_9016069367448890949_n.png

= 131 !

 

 

 

La pierre d’achoppement : Une feuille de déroute brandie pour les besoins de l’anti - cause, qui mélange maladroitement les frais de fonctionnement et d’investissement, par exemple en mettant à charge du Oui les montants de déménagement des œuvres et les frais d’attente. Sachant que, avec un Non, le Musée devra fermer, les œuvres déplacées pour être protégées, et que le compte d’attente ne fera qu’augmenter avec une nouvelle attente. 

MAH coûts 944044_180440592313638_4316265780091761862_n.jpg

Comble de l’hypocrisie, ce même document vous assomme en bas de page  de la projection du coût  de fonctionnement d’un Musée rayonnant, sans prendre en compte les retombées économiques positives liées à sa réalisation à savoir:

1 franc investi dans la Culture rapporte 2 francs à l’économie !

Ce qu’on appelle le retour sur investissement. Volontairement ou involontairement ces omissions témoignent de la parfaite mauvaise foi ou de l’incompétence des opposants. 

 2. Au chapitre des dépassements de budgets,  d’aucuns se sont occupés d’aller en France chercher les exemples qui alimentent leurs angoisses ! Mais soyons lucides et restons en Ville de Genève pour en juger et nous rappeler que ceux-là mêmes qui vont dans la rue manifester contre un architecte français - tout en prônant l’accueil inconditionnel des étrangers - ont voté ces dernières années  unanimement et sans broncher tous les dépassements de crédits de leur magistrat, Rémy Pagani, tant pour la plaine de Plainpalais, que pour le Musée Rath et le Musée d’Ethnographie ! Qu’avant d’affubler de débordements un étranger, il conviendrait de les interroger d’abord sur les faiblesses de leurs propres élus.3.

3. Au chapitre des rétrospectives financières, on considérera comme particulièrement énigmatique le silence retentissant qui plane sur le coût de la non- réalisation du projet depuis sa validation en 2000 ! Pas un mot et cependant, le Musée a continué sa course, envers et malgré tout, cahin caha bien que déjà hors normes, avec 157 employés fixes et quelques auxiliaires pour un coût annuel de 33 millions, collections obligent. Ce chiffre, ne l’oublions pas,  représente bel et bien les frais fixes et intouchables de l’institution, agrandissement ou pas, rénovation ou pas, Musée ouvert ou pas. Nous avons donc dépensé depuis l’an 2000, cahin caha, en inertie et en tergiversations 15x 33millions, soit 495 millions!

4. S’ajoutent à ceux-ci les coûts trop ignorés d’un Musée fermé : les mêmes qu’au point 3, à multiplier par le nombre d’années. 

5. Plus triste encore: la somme de 67 millions de fonds privés, récoltés miraculeusement et avec passion auprès de privés, des plus modestes aux plus prestigieux, par une noble Fondation attachée à nos collections, qui pourrait à jamais s’envoler.

6. Revenons donc aux mathématiques : Genève, la plus petite des grandes villes, a une assiette fiscale limitée au nombre de ses contribuables, lequel n’est pas extensible. Il lui reste pour réaliser les investissements nécessaires à son évolution et à son rayonnement l’unique possibilité de s’a6. ssocier avec les privés. C’est du simple calcul mathématique. 

7. Sauf à considérer  les limites de la politique: à savoir que le Vert Mugny, qui a lancé le projet, se voit contesté  par Cramer, que Pagani, maître d’ouvrage du projet, se voit combattre par Grobet, tandis que les mécènes se chamaillent…

Ce qui nous prouve une fois de plus ceci :

 Il n’y a rien de plus nuisible à la Culture que la politique ! 

MAH hôtel Tintin IMAG0887.jpg8. Et de revenir en un clin d’œil à l’affaire Tournesol soit enl'occurence de l’incongruité de la guerre juridique concernant 1) la transformation du bâtiment sachant qu’aucun bâtiment des Camoletti n’a jamais été considéré comme sacré : Qu’il n’a jamais été question de saccage lors de la démolition des premières gares, ni de la Maison de la Radio, ni des casernes – qui sait encore lesquelles ? -  encore moins de la transformation de l’Hôtel Cornavin, celui de Tintin affublé en 1995 de deux étages supérieurs en verre, considéré unanimement comme un must du quartier !

 
hôtel Cornavin 19105955.jpg2) concernant les modalités du concours. Le lauréat ayant remporté légitimement  le concours des CFF pour les gares du Ceva,  je peine à saisir ce qui importune certains de le voir appeler pour le Musée, sachant que  la procédure d’appel n’est pas, mais absolument pas illégale.

9. De retour donc à la logique : A la base un projet qui suscite l’envie. La création d’une Fondation pour la récolte de fonds. Parmi tant d’autres, l’apport d’un collectionneur qui participe de manière décisive à l’investissement.

A noter au passage qu’à force de recevoir des collections, des legs qui arrivent parfois comme des épaves dans notre Musée déjà saturé, il pourrait se poser la question des savoir si, à l’avenir, la collectivité pourra à elle seule continuer de les entretenir. Oui, nous en sommes là. Et de nous demander si, à l’avenir, les collectionneurs/donateurs ne devraient pas se poser la question d’une nécessaire participation à l’entretien de leurs collections…

10. Et de l’appel au réalisme. Car en effet, quoique vous disent les uns et les autres, aucune économie n’est à espérer d’un rejet de la proposition.  Les charges de fonctionnement se maintiendront et la mise aux normes impérative se devra de rentrer en force rapidement pour un coût que nul ne connaît sauf à savoir qu’il n’apportera au Musée aucune valeur ajoutée.

Adieu alors espace, hauteur, lumière, mécènes et collectionneurs, musique ancienne, expos internationales, café au balcon,  et rebonjour le style vieux-jeu,  la niche aux habitués ringards et grognards, les colloques élitistes pour quelques illuminés, spécialistes, docteurs  dans l’art de vous faire bâiller en ressassant le passé puisque la jalousie, la méchanceté et surtout la stupidité aura ramené le plat du jour au rez-de-chaussée en votant pour un petit resto au lieu que pour un grand Musée !

Or sus, Genevois/es,  réveillez-vous ! Ne laissez pas ainsi renier votre Musée! Prenez  de la hauteur, restez solides aux côtés des amoureux de la culture, les mieux engagés et les moins lâches, vous rappelant que,

qui ne risque rien n’a rien,

qu’à vaincre sans péril on triomphe sans gloire  

que  rien de grand ne se fait sans passion !

OUI le MAH + mérite votre  OUI le 28 février !  

 

 

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30/01/2016

MAH  ou LA PASSION en + (2)

Si nous ne causions pas d’argent ?

Mais de valeurs, par exemple, de nos valeurs. Genève, rappelons-le, est depuis toujours une ville d’échanges matériels et immatériels. Il s’y rencontrent des marchands et des penseurs, s’y échangent des matières et des idées. S’ajoute à cela une certaine passion de collectionner, à tel point que notre cité concentrerait, dit-on, le plus grand nombre de collections, tous objets confondus. Serait-ce la faute à Rousseau et son premier herbier ?  C’est ainsi que la destination de notre Musée se devait d’être encyclopédique dans la mesure où il ne se limiterait pas à n'exposer que nos collections historiques (Escalade, Rétable de Saint-Pierre dit de Konrad Witz) – lesquelles se seraient somme toute satisfaites d’un hébergement dans un hôtel particulier ou une bonne maison genevoise transformée en Musée de l’Escalade – mais qu’il accueillerait des collections privées, lesquelles constituent aujourd’hui 80% de notre fonds. Le MAMCO commande des œuvres, le CAC en achète. Le MAH accueille, conserve et expose. C’est son histoire.

L'ennui étant que la rencontre avec des objets anciens, amoureusement collectionnés, se fait ma foi en l’absence des personnalités passionnées et passionnantes qui les avaient acquises. D'où l'importance croissante du métier de médiateur culturel car, avec le temps, la distance  entre l’œuvre et le visiteur tend à se creuser. Et l'ennemi no 1 d'un Musée c'est l'ennui. 

C’est donc avec la plus grande sympathie que j’ai appris qu’un collectionneur s’intéresserait à associer sa collection aux nôtres ! A participer de la vie du Musée ! Et voici bien ce qui insupporte certains : l’arrivée d’un collectionneur vivant, dans le Musée… 

MAH 2014-corps-esprits-expo-gde.jpg

                                                                                  Ceci me ramène encore à un souvenir d’enfance lorsque le dimanche, mes parents m’emmenaient chez des amis qui voyageaient beaucoup et avaient planté dans leur jardin des totems. Autour de ces objets étranges, ils ne manquaient jamais de nous raconter toutes sortes d’histoires fascinantes. C'est ainsi qu'ils sont devenus magiques pour moi. Depuis, les totems ont été légués au MEG. Lorsque j’y vais je cherche à retrouver parmi tant d’autres, celui moins anonyme de mes amis, qui m'en avaient donné l'avant-goût et la curiosité...

Revenant au MAH, je ne puis que saluer la main offerte d'un grand collectionneur à relever le défi de réussir à rafraîchir notre Musée tout en partageant ses acquisitions avec les nôtres, sous le regard bienveillant de notre municipalité. Ce faisant, il entre pleinement dans la vocation d'accueil de notre institution. Par ailleurs, il vient judicieusement compléter l’éventail encyclopédique existant, y trouvant, comme l’ont trouvé d’autres avant lui, un écrin favorable et l’opportunité de créer des juxtapositions intelligentes tout en réveillant l’esprit des lieux avec la flamme de sa passion. En insufflant un peu d’âme dans ces corps et ces esprits inanimés, qui avaient donnés lieu à une formidable exposition commune dont le succès fut mémorable. Rappelez-vous comment le collectionneur lui-même devenait guide et combien le courant passait, tant il est vrai qu' il n’y a meilleur narrateur que celui qui a fait le voyage, comme il n’y a de meilleure transmission que la transmission vivante.

MAH corps et esprit 12290532454_de4fcea761.jpg

Réveiller l’esprit de l’histoire, le rendre vivant, c’est la mission de l’institution. Avec de  la passion en plus.

Dans un blog prochain, c’est promis, nous parlerons d’argent. Du coût de la gratuité d’un Musée endormi, des coûts d’un Musée en ruine, et de quelques chiffres clés. A suivre donc.

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28/01/2016

MAH OU LA PASSION EN + (1)

Un Musée centenaire qui respire la poussière et l’ennui

Tout d’abord, entre nous, permettez une confidence : Enfant, en passant devant la bâtisse monumentale de Charles Galland, je me disais : ce doit être un endroit pour les gens sérieux et les vieux. Ecolière, on nous y emmenait vers l’Escalade, a priori c'était joyeux, mais on devait s’y taire comme au cimetière, puis on nous montrait les casques et armures - sans les savoyards - , franchement je n’ai jamais eu envie d’y retourner, je préférais le cortège! Adulte, je me demandais encore entre un bâtiment administratif ou une caserne ce qu' abriterait au plus juste cette construction ? Or je découvre aujourd’hui que les Camoletti, ont bel et bien érigé notre première caserne, notre première gare, nos postes, des bâtiments fédéraux (l’Hôtel Cornavin, le Rialto, la maison de la Radio étant l’ouvrage de la jeune génération) avant de gagner le concours du Musée. Est-ce peut-être pour cela que, à l’exception du grand escalier intérieur, et malgré la cour aux contours très convenus, rien n’est jamais parvenu à  me démettre de l’impression que l’ensemble a quelque chose de sombre, de lourd, de presque stalinien, qui explique peut-être l’affection que lui portent certains…

MAH LaPatrie_160121-1.jpg

Il eut fallu réaliser les jardins devant le Musée, dans l’esprit du Trocadéro (souvenirs d'études à Paris), ouverts sur l’Observatoire et la descente vers le lac, prévus dans le projet original de l’architecte pour l’épanouir, tant il est vrai qu’ en l’état, ni de l’extérieur ni de l’intérieur, je ne suis jamais parvenue à m’identifier à ce bâtiment et le considérer comme référence culturelle de ma ville. Tout y respire la poussière et l’ennui.  Et cependant, ce Musée mérite.

Le goût des Musées ne m’est venu que plus tard et d’ailleurs. Athènes, Florence, Londres, Turin par exemple. Ou grâce à nos collectionneurs privés notamment: Baur, Patek,  Barbier-Muller, Bodmer (pour Genève), Gianadda (Martigny),  l’Hermitage (Lausanne), Beyeler (Bâle), Reinhardt (Winterthur). Les galeries d’Etat, en général, ne m’inspiraient que peu au point où, en voyage, lorsque j’avais le choix entre la visite d’un Musée officiel  et d’une galerie privée, je  courais à la galerie…

Un projet d’agrandissement qui dégage du souffle et de la lumière

Tout a changé en 2004, lorsque, siégeant nouvellement à la commission de la Culture, les services de la Ville, accompagnés de César Menz, alors directeur, sont  venus nous présenter le projet d’agrandissement du Musée. Une séance qui, en quelques images, ont imprimé du souffle, de la lumière et de l’espace, un coup de jeune enfin à notre vieux Musée. Puis, il nous a  été organisé une visite des  ateliers de restauration et des dépôts : de véritables boîtes  à merveilles, dont on ne peut que regretter qu’elles ne soient accessibles qu’à quelques élus.

Oui, d’emblée j’ai aimé et respiré avec ce nouveau projet ! Non par référence à des réussites de l’architecte concepteur ailleurs, mais parce qu’il réussissait ce miracle que de me donner l’envie, enfin, d’y aller ! Sans les jardins, l’ouvrage de Marc Camoletti est resté inachevé. Le projet Nouvel, dans l’espace réalisé, lui rend ce qu’il n’a jamais trouvé : le dégagement et l’attractivité. 

MAH Nouvel 28_infographie_projet-jean-nouvel_forum_recadr.jpgOn nous parlait aussi d’une nouvelle vie au Musée,  de remuer les sous-sols, d’amener au jour des milliers d’objets qui s’empoussièrent dont les fameuses collections Hodler - notre Van Gogh local -, du portraitiste Jean-Etienne Liotard, Charles Bonnet et les derniers pharaons, bref de revoir les priorités quant au choix des collections permanentes, repenser la muséographie, l’accueil des publics, tout un processus de dynamisation  prêt à démarrer  avec enthousiasme à l’aulne du 100e anniversaire en 2010. En plus du souffle et de la lumière on lui donnait du sens.

Il est 2016 et l’on en cause toujours. Aujourd’hui, le Musée n’assure plus ni la survie aux œuvres qu’il abrite  ni la sécurité aux visiteurs. Tout ceci parce que, depuis plus de 100ans,  la Ville n’y a jamais plus touché. Et d’aucun se disputeraient encore maintenant pour continuer à  ne jamais y toucher…  

Et les deniers ?

Certes, le nerf de la guerre c’est l’argent et si  la Culture n’a pas de prix, elle un coût. Bien plus un financement. Et puisque sur les affiches on ne parle finalement plus que de ça, comme d’ailleurs dans toutes les disputes  où il n’est in fine plus question que de porte-monnaie, dans un prochain blog, je vous parlerai d’argent - par exemple du coût des musées fermés - mais pas que. A suivre donc.

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09/11/2014

Qu'est-ce que c'est que cette Histoire?

C’est ainsi que l’on nous répondait lorsque nous arrivions, stylos et feuille en main pour faire signer notre pétition ! Une pétition pour l’Histoire suisse et genevoise dont l’initiative spontanée revient à Stefan Gisselbaek, étudiant en Droit, soutenue par La Nouvelle Société Helvétique (NSH) et l’Association Refaire L’Ecole (ARLE), un tandem qui a récolté près de 2'500 signatures et beaucoup de commentaires, dont quelques questions auxquelles l’auteur de la pétition répond :   

A ce propos, j'aimerais répondre à ce que j'ai parfois pu entendre ces derniers mois.

«Apprendre l'Histoire suisse et genevoise, c'est dangereux et nationaliste.»

Non. Le savoir est toujours libérateur, et en démocratie, le Citoyen est libre. Ce qui est dangereux, c'est de nier son Histoire, au fond, son identité. C'est cela qui excite les pulsions nationalistes. Apprendre l'Histoire du pays dans lequel on vit, c'est se permettre d'exister, de connaître l'héritage historique dans lequel on s'inscrit. Car nous ne sommes pas des êtres hors-sol, et l'Histoire n'a pas commencé le jour de notre naissance. C'est à travers l'Histoire qu'on apprend à connaître son pays, condition nécessaire pour que le plus grand nombre s'y intéresse, et participe à la démocratie directe. Savoir qui on est et d'où on vient est indispensable pour savoir où l'on va, ou plutôt, où l'on veut aller. Je fais ce parallèle: l'Histoire est à l'Etat ce que l'expérience de la vie est à l'Homme. Elle permet au Citoyen de prendre des décisions avec la conscience historique nécessaire à l'évitement de certaines erreurs. Et peut-être est-il bon de le rappeler: notre histoire est le meilleur exemple d'ouverture qui soit: des cultures et des religions différentes qui ont su s'unir.

«Il ne faut pas apprendre l'Histoire suisse car elle est subjective.»

Non. D'une part, si cet argument était valable, alors on supprimerait l'Histoire en tant que matière à l'école, car il n'y aurait pas que l'Histoire suisse qui serait concernée par le subjectivisme. D'autre part, il y a des faits historiques avérés qui ne laissent pas de place à la controverse historique. Tout n'est pas discutable. Affirmer le contraire ouvre, entre autres, la porte à des dérives négationnistes inadmissibles. Attention donc, à ce genre de positions qui entraînent des conséquences vertigineuses...

Nous avons le droit, en tant que Citoyens ou futurs Citoyens, de connaître notre Pays. N'est-ce pas la moindre des choses? 

Avant de répondre demain aux questions des Députés du Grand Conseil à la Commission des pétitions ou aux vôtres…

 

 

 

 

 

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14/02/2014

Cette Principauté d’Helvétie dont le peuple est le Roi !

Avec 55,8% de votants, une majorité populaire de 50,3 % et plus de la moitié des cantons, la Démocratie, ce dimanche, a fonctionné, ne vous en déplaise. Pas de votes truqués, pas de corruption. Ce n’est pas une faute que de faire campagne tant pour le oui, que pour le non, cela s’appelle la liberté d’expression. Ensuite aller à 49, 7 % descendre dans la rue pour grogner contre un résultat, c’est renier la Constitution, celle que tant d’autres nous envient,  c’est cracher dans la soupe, oublier que l’Helvétie est cette Principauté dont le peuple est le Roi. Respect au souverain. La honte, s'il devait y avoir, reviendrait bien davantage à celles et ceux qui n'ont pas fait usage de leur droit, qui n'ont pas daigné voter. Il y a un prix à la Liberté.

Monaco, Andorre, le Lichtenstein et… l’Helvétie!

Pour mémoire : Monaco n’est pas signataire des accords de Schengen. Cela en fait un tiers Etat de l’Union Européenne mais pas le tiers monde… Entre Andorre et l’UE, il y a partage d’intérêts, libre circulation des biens ; quid des personnes ?

Le Fürstentum Lichtenstein, signataire des accords de Schengen depuis 2011, applique déjà les contingents. Plus significatif sur le fond, il pratique une circulation des personnes conditionnelle, selon des règles établies dans une Loi sur les Etrangers, contraignante, qui stipule par exemple à l’article 27 alinéa 3 que « les ressortissants étrangers ne peuvent se voir accorder un permis de séjour que s'ils ont réussi un examen d'éducation civique et de connaissances nécessaires de la langue  allemande  orale et écrite ». Lire aussi l’article 41 sur le regroupement familial. Et il ne s’agit bien que des critères d'obtention d'un titre de séjour pas encore de la naturalisation…

Saint–Marin et  le Vatican. L’Etat de la cité du Vatican n’est membre ni de l’Europe ni même des Nations Unies. La République de Saint-Marin a des relations diplomatiques avec l’UE sur les questions de sécurité et de Droits de l’Homme. Petits royaumes, certes, mais libres.

Entre les petits et les Grands, le tout ou le rien, il y a sans aucun doute de l'espace pour quelque chose.

L’Union Européenne exclut de facto toute souveraineté hormis la sienne. Avouez tout de même qu’il y a un abîme entre la souveraineté d’un Etat et celle d’un peuple, entre l’Union des Etats et celle des peuples. Entre une Confédération et une Union. Ce n’est pas l’union de quelques oligarques parlementaires qui fera la force et la légitimité de l’Europe, mais celle des peuples. D’ailleurs, l’Europe a-t-elle fait le bon choix ?

Le peuple américain existe, le peuple russe, chinois, africain, aussi. Envers et malgré tout. Le peuple européen n’existe pas. L’euro, cela ne suffit pas. Le charbon et l’acier non plus. L’UE est un concept, une vue de l’esprit qui peine à s’incarner. Ce n’est pas d’avoir une fois donné sa voix à un concept qui suffit à lui donner du corps, du souffle, de la vie. Tout au plus un relent de Pax Romana, la paix des ménages, soit. Mais on ne fabrique pas comme ça un nouveau continent.

Le 9 mai, journée de l’Europe, manque de ferveur. Qui ne confond pas encore le Robert Schumann du Carnaval de Venise avec celui  de la CECA ? L’Europe reste à conquérir.

Ce que je crois : Lorsque les parlementaires européens, élus pour représenter un peuple, lui reconnaîtront le droit au Référendum et à l’Initiative, le droit fondamental à la souveraineté comme une consécration et non comme un affront ou un crime de  lèse – majesté, alors, devenus helvético-compatibles, c’est naturellement que les suisses iront siéger à leurs côtés et tout ira très bien. C’est dans la complémentarité et la solidarité consenties et non imposées que nous serons forts.     

Plus de 700 ans d’expérience contre quelques balbutiements, de grâce restez modestes, on ne fait pas la leçon à notre vieille Dame Helvétie…

 

 

 

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07/02/2014

Un pays sans histoires, n’aurait-il pas d’Histoire ?

Encore une, me direz-vous ! Et que Diable, pourquoi vouloir impliquer par voie de pétition la société civile dans le choix des programmes scolaires ? Que d'histoires...

Eh bien tout simplement parce que nous sommes en Suisse. Dans ce petit pays à la construction unique, où les pluralismes linguistiques et religieux sont une marque de fabrication, où la pétition, l’initiative et le référendum sont, depuis 1848, les outils constitutionnels de la Démocratie directe, de liberté d’expression et d’action, à portée de mains du souverain, le peuple.

Or le vivre ensemble paisible, la prospérité,  que d’aucuns nous envient,  n’est pas que le fruit du hasard ou des circonstances. D’une géographie favorable, sans doute, mais aussi la conjugaison de volontés, l’action de personnalités lucides et courageuses qui ont tracé ce destin. Un pour tous, Tous pour un.

Alors, pas assez de conflits, de guerres pour alimenter des « vrais » cours d’Histoire ? Morgarten, Morat, Sempach, Marignan, et puis quoi ? On passe au Sonderbund, mais surtout à La Révolution française dont on nous fait tout une aventure, un feuilleton à rebondissements, bref, enfin de l’Histoire !

Et nous ? 1848, ce n’est certes pas 1789, pas de têtes coupées. Mais, au fond,  n’est-ce pas plus fort pour un peuple que l’avènement de cette Constitution, dans la conquête de ses Libertés?

Ensuite, on cite à juste titre Henri Dunant, Prix Nobel de la Paix. Et Guillaume Henri Dufour, Gustave Ador, Pictet de Rochemont, le Général Guisan ? De grands oubliés. De grandes pages floues. Juste des noms de rues, des statues.

Et pourquoi par ailleurs ignorer l’histoire de notre horlogerie, artisanale, performante, originale ? Il n’y pas que  la Révolution industrielle… Et encore et encore…

Il s’agit donc bien aujourd’hui, au moment où l’on croit, en réinventant les programmes scolaires,  au motif d’ouverture au Monde,  devoir cultiver la perte de repères, de remettre les pendules à l’heure. De revenir à nos fondamentaux, à un socle de connaissances communes, permettant à tout un chacun, grâce à l’école de comprendre pas par pas, un parcours heureux – et pourquoi pas ? Le chemin difficile, les sacrifices parfois, les efforts toujours, qui font que notre modèle existe,  une relative  success and liberty story, imparfaite mais ambitieuse, cela nous changera de la morosité ambiante !

La Suisse, comment ça marche ? Tant de peuples aujourd’hui se le demandent. Mais nous, les acteurs de ce scénario, le savons-nous ?  Je noterai avant tout avec les armes du respect et de  la volonté, avec  l’exercice courageux de la libre expression, dont la pétition est l’outil le plus simple pour entamer un débat public et le dialogue avec les autorités.

Et si, in fine, c’était tout simplement cela, le miracle helvétique?

Pour que ce modèle ne se contente pas d'exister mais qu'il vive, il faut que cela se sache, que cela s'enseigne.

Voilà pouquoi nous lançons, au nom de la NSH Groupe Genève ensemble avec nos jeunes, cette pétition. Place au débat, au dialogue. Or donc, à vos plumes! 

Pour accéder au formulaire de la pétition, suivre ce lien :

http://www.dialoguesuisse.ch/index.php?option=com_content&task=view&id=41&Itemid=106&lang=fr

Imprimer le formulaire et récolter des signatures manuscrites à renvoyer à l’adresse mentionnée au verso.

 

 

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14/01/2014

D.E.G.A.G.E! ou le pouvoir du verbe

Six lettres. La force inouïe d’un impératif singulier présent qui, voici trois ans le 14 janvier 2011, a sonné comme les trompettes de Jéricho, et résonne encore, résonne toujours, plus loin et partout. Un  cri primal, le clairon de la délivrance, une voix, un commandement,  surgi nul ne sait vraiment quand, où, ni comment - dont nul en somme n’a jamais revendiqué  la paternité -  si  clair, si vrai, si évident,  franc, spontané, anonyme et partagé, qu’il ne lui aura fallu que quelques semaines,  pour que, repris en choeur et  avec ferveur, il s’impose naturellement à tout un peuple et provoque la chute d’un gouvernement!  Quel pouvoir, quelle efficacité !  Le pouvoir d’un seul verbe.

Il est vrai qu’il arrivait à point nommé, celui-ci. Et cependant,  je reste fascinée. Subjuguée par la force de ce verbe, un seul, ce produit  de notre cerveau, qui, pour n’appartenir à personne est devenu symbole de lutte de tout un peuple, a  libéré les voix, les  énergies,  à l’infini.

On avait déjà  entendu ailleurs des citoyens crier  « Indignez-vous ! », d’autres défiler derrière « la force tranquille », avec un  « Vivement demain », ou « Yes we can ! » Mais rien de semblable à cet impératif  qui,  sans gourou, sans autre leader que le peuple, sans agence de marketing ou de communication, a trouvé l’énergie, en ce 14 janvier, de chasser l’hiver et de croire au printemps.  Ainsi ce témoignage :

J'ai suivi au quotidien la montée de la vague révolutionnaire. Je sentais qu'elle allait cette fois atteindre des niveaux jamais atteints, mais je dois avouer que je ne croyais pas qu'elle serait en mesure de renverser le régime de Ben Ali. Mais je me suis vite rendu compte du changement intervenu dans les mentalités tunisiennes, les dés étaient jetés; Ben Ali tentait de calmer le jeu mais rien n'y faisait.

C'est dans cette atmosphère que je fus surpris le 14 janvier à 17h et quelques minutes par un appel téléphonique de mon frère qui me disait qu'un avion était en train de décoller de l'aéroport de Tunis Carthage et que ça pouvait  étre celui de Ben Ali en fuite.  Je courus vers la fenêtre de ma cuisine et vis de mes propres yeux s'envoler cet avion de la délivrance…

(MC à FK, le 25 décembre 2013)

Ah s’il suffisait d’un verbe, d’un seul,  pour recréer le monde, plus libre, plus juste, plus solidaire !

A  l’heure qu’il est, trois ans après,  perdus dans les méandres des 150 articles de leur future Constitution, les Révolutionnaires  mesurent combien il en faudra encore ajouter à ces 6 premières,  sans que la lettre n’étouffe l’esprit, pour  faire éclore un vrai texte de printemps, qui n’ait point trop perdu de la force primale, et rendre concrète,  durable et  vivante  cette formidable énergie populaire, l’énergie de la Révolution…

 

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05/11/2013

HONORE TON PERE ET TA MERE

En lisant l’annonce de la grève illimitée du Service de protection des mineurs SPMI  j'ai pensé: Eh bien, à leur place, moi aussi je me mettrais en grève ! Par exemple si j’avais été affectée à l’application  aux mineurs  d’une loi fédérale incompréhensible, rustre, brutale, qui a davantage perdu d’enfants et de familles qu’elle n’en a sauvés, qui m’obligerait à recueillir des enfants qui ne l’ont pas demandé, que l’on a arrachés à des parents qui ne savent pas pourquoi. Oui je me mettrais en grève sans limite.

Je ne pourrais pas plus qu’eux affronter matin après matin, le stress d’avoir à forcer des enfants à être séparés de leurs parents,  les voir pleurer, refuser de manger, ne plus oser parler. Voir les parents crier, se défendre, s’écharper, souvent le père contre la mère,  recourir à plein temps auprès des juges, tout ceci parce qu’un conjoint jaloux, une maîtresse  d’école débordée, dans un moment d’exaspération nous a téléphoné, le SPMI, et que sous simple délation, nous les a livré – sans trop plus investiguer car a loi ne l’exige ou ne l’applique pas -  livré à la collectivité, basta. L’expertise se fait après par « nos » services, sur des familles brisées, désemparées, désespérées, humiliées, hors contexte.

Et quid de l’objectivité ? De la neutralité ?

Il faut l’avouer, jusqu’à présent, ce thème était tabou. Avec une discrétion tout helvétique ces procédés étaient cachés ; ils sont encore largement couverts bien que contraires aux Droits de l’Enfant. En faisant grève, le SPMI permet enfin  d’en parler.

Dans  le système actuel, s’ils aiment les enfants, s’ils ont eux-mêmes une famille, s’ils ont suivi les mêmes cours que moi à la  Faculté de Psychologie et des Sciences de l’Education FPSE de Genève, s’ils aiment leur métier, dans les faits, osons le dire,  ils ne sont que les mercenaires  d’une politique familiale mise en place  dans un contexte obscur autour des années 30, qui tient plus du totalitarisme que du libéralisme, mercenaires d’une mécanique rôdée, huilée, cachée, simples exécutants et donc, à leur manière, aussi des sacrifiés. Les mercenaires, c’est connu,  ne sont jamais assez payé, mais, quelque part, ne l’ont-ils pas voulu ?Ou ne savaient-ils pas ?

Mercenaires et non interprètes. Cela signifie : contraints à agir au nom d’une politique fédérale à contresens des Droits de l’Homme et de l’Enfant dont Genève a le siège, pour laquelle elle a déjà été condamnée plusieurs fois, de faire fi de toutes les avancées psychopédagogiques dont Genève est un pôle scientifique international reconnu, ceci possiblement contre leur conscience.

Je le réaffirme ici, dans ce contexte, moi aussi je  ferais grève, car il serait de mon devoir de faire grève.

Courageusement, en juin 2013, Simonetta SOMMARUGA, ministre de la sécurité, présentait ses excuses pour avoir « volé l’enfance » par dizaines de milliers à de jeunes suisses, Charles Beer, pour Genève reprenait ses propos. Mais depuis, qu’est-ce qui a changé ? Tout va bien, Madame la Marquise ! On apprend qu’au mois d’août, au mois de septembre, la police a menotté des parents et ligoté des enfants pour les remettre à la collectivité…

Oui, la grève du SPMI  a un sens. Tout d’abord pour que l’on sache. Place à la transparence.

Ensuite pour que l’on voie et examine de manière critique les missions de l’institution.

Enfin, et  il n’y a pas que l’argent. En matière de politique des mineurs, de l’encadrement de nos jeunes, avenir de la société, je voudrais demander plus d’Amour. Cette chose unique et inestimable qui n’a pas de prix et qui ne sera jamais remplacée par un professionnel, de quelque classe salariale supérieure soit-il, qu’il n’est pas besoin d’être parfait pour donner – qu’est-ce des parents parfaits sinon aimants ? -  et dont aucune société ne fera jamais l’économie sauf à sacrifier son mieux vivre ensemble, sa sécurité etsla paix.

Les parents qui aiment leurs enfants, même en difficulté, ne demandent pas d’être payés pour les élever.  La collectivisation de l’éducation – en plus de l’instruction – engendrerait  des coûts que notre société ne pourrait maîtriser. Par ailleurs, Le placement des mineurs provoque des traumatismes qu’il  sera difficile à réparer.

Cessons de tricher. La famille reste et restera l’avenir de la société, même décomposée, recomposée, peut-être accompagnée, soutenue, valorisée, mais jamais collectivisée.

Honore ton père et ta mère reste le premier commandement. 

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01/02/2012

"CREER C'EST RESISTER. RESISTER C'EST CREER"

Ainsi se conclut le manifeste "Indignez-vous!", paru en octobre 2010, de Stéphane Hessel. D'origine juive polonaise, converti au luthéranisme, - on ne peut s'empêcher de faire ici le lien avec la famille de Moses Mendelssohn -, l'auteur avait échappé aux camps de Buchenwald et de Bergen-Belsen.  C'était de1941 à 1945, les années de la résistance. Ce simple mot RESISTER avait un sens vital. Celui qui a permis à Marie Durand, huguenote, de survivre alors dans la prison d'Aigues-Mortes. Page 13 "Ma longue vie m'a donné une succession de raisons de m'indigner. Ces raisons sont nées moins d'une émotion que d'une volonté d'engagement". Son parcours en est l'exemple: Libre, il s'engagera dans la diplomatie française, travaillera à New York auprès du secrétaire général des Nations Unies à l'élaboration de la Charte des Droits de l'Homme.

A suivre le parcours de cet écrivain et militant d'exception, on peine à discerner avec évidence le lien, sinon par le titre de l'opuscule, qui le relierait à l'actuel mouvement des indignés dont on l'a sacré, à son insu, leader intellectuel. Dire que ce "slogan" ait résonné - sans pour autant raisonner - auprès d' une jeunesse sans avenir économique soit en Grèce, en Islande ou en Espagne, comme auprès de peuples sans avenir politique soit en Tunisie, en Lybie, ou ailleurs, est vraisemblable. En comprendre le ton à Genève, ville de dialogue et de paix, devient plus ardu. Qui plus est au parc des Bastions, lieu convivial, familial et patrimonial sis face à ce fameux Mur, un Mur que l'on visite tant précisément parce qu'il n'est pas celui des Lamentations mais celui de l'espoir, celui de l'action.

Lisons encore: Je voudrais dire aux jeunes: la pire attitude est l'indifférence, le "je n'y peux rien, je me débrouille". L'une des composantes essentielles de l'humain est sa faculté d'indignation et l'engagement qui en est la conséquence. Et à la page 18 cette formule originale, cette sagesse: Il ne faudrait pas ex-aspérer, il faudrait es-pérer. L'exaspération est un déni de l'espoir.

Conscient sans doute de n'avoir pas été compris d'emblée auprès des jeunesses contemporaines, S. Hessel publie très vite, soit au printemps 2011, un second manifeste  "Engagez-vous" puis un troisième, la même année, en collaboration avec Edgar Morin "Le chemin de l'espérance". Sans banderolles, sans fanfares, sans défilés.

Qu'est-ce à dire, sinon qu'ici, nos militants, bien que campés devant l'Académie, entourés de libraires, n'ont vraisemblablement connaissance ni du premier ni du second texte sans parler du troisième. Ont échappé au sens de leur combat. Du retour à l'obscurantisme. Que, sur le fond comme sur la forme, ce combat est décalé: parce que, nous aussi, nous sommes indignés contre des tyrans voici plus de 700 ans... et avons  créé la Confédération. Nous aussi, nous sommes indignés à Solférino voici plus de 150 ans... et avons créé la Croix Rouge. Ce ne sont que deux exemples que l'on ne peut raisonnablement ignorer sans compter le nombre extraordinaire de fondations et d'associations à but humanitaire qui ont vu le jour à Genève, cité qui, devant quasi chaque exas-pération voit naître de nouvelles vocations, de l'envie et de la volonté d'es-pérer.  

Le campement des indignés au parc des Bastions ne suscite qu'exas-pération et déni d'espoir. Leur comportement est une insulte.  A notre démocratie - allez voter! - comme à notre système social - aidez les associations! De plus il est une offense à la pensée et à l'oeuvre de celui-là même qu'ils croient suivre et dont nous affirmons que l'on a pas plus le droit de piétinner les mots que l'on se prend celui de piétinner nos pelouses.

L'appel de l'auteur est clair: A ceux qui feront le 21e siècle nous disons avec notre affection "CREER C'EST RESISTER, RESISTER C'EST CREER". Paroles chaleureuses, sensées, paroles de maître. Qui plus est, ma foi, paroles de socialiste! Qu'attend donc la majorité alternative du conseil administratif de la Ville de Genève pour en décider l'application?

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CREER C'EST RESISTER. RESISTER C'EST CREER"

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08/12/2011

Qui veut gagner des millions ?

Qui veut gagner des millions ?

Le jeu traditionnel du vote du budget de la Ville de Genève est à nouveau de rigueur. Avec  la mission suivante : Qui  comblera le  trou de 12 millions ? Nombre de joueurs : 80 élus au délibératif. Exécutif hors jeu par décision majoritaire et autodéterminée de celui-ci de se dessaisir de la responsabilité de proposer aux citoyens un budget équilibré pour 2012 !

Dès lors, les paris sont  ouverts : Qui trouvera les millions ? Où et comment  les trouvera-t-on ? Craintes et tremblements. Mais,- ô rage, ô désespoir – ne se pourrait-il pas qu’ils se cachent simplement depuis des années dans la gestion délétère de la majorité des chefs de départements ? Leurs goûts du luxe et habitudes de gaspillage ? Qu’est-ce à dire de plus de 13millions d’augmentation de biens, services et marchandises, du double-paiement de certains loyers, des suppléments de  postes, pléthoriques  avec  ceux du canton (Agenda 21) ?  J’en passe et des meilleures, ceci juste pour la mise en bouche avant la mise aux voix.

Rendez-vous donc pour le grand round  samedi 10 décembre à 8h, scène habituelle, acteurs connus. Nombre d’actes et de tableaux à découvrir. Mieux qu' la R'vue, du  LIVE : Entrée libre, sortie fiscale obligatoire. Référendum possible. Affaire à  suivre, absolument...

 

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24/11/2011

Le RAAC et la CARTS

Or donc, nous y étions, membres du PLR : Guy Dossan, président de la commission de la Culture de la Ville en ce samedi 18 novembre 2011. Ni vus ni connus, pourquoi? Brève analyse de la cause possible d'un trouble de vision ou d'un acte manqué lors des contrendus dans la presse locale: ceux ou ce qu'ils avaient envie de voir, d'entendre ou pas.

Par exemple: La bienvenue mise au point du nouveau chef de la Culture, Sami Kanaan, à savoir que les prétendues coupes dans le budget 2012 ne sont de fait que le maintien des acquis 2011. La moins heureuse manière dont il a qualifié une coupe qui visait à remettre en cause un million de flou artistique dans l’attribution des fonds généraux, notamment théâtraux, qui, pour avoir provoqué une tempête n'en était loin s'en faut pas pour autant intempestive dans la mesure où celle-ci contestait deux dysfonctionnements au sein du département: le non respect du règlement officiel d’attribution et la non transparence (cumuls masqués). Des procédés que tout conseil municipal responsable se doit de dénoncer. L’occasion encore de rappeler ici une motion M-642 « pour la clarification des critères de subventionnement à diverses associations » que nous avions déposée en 2006, année où le canton a adopté sa Loi sur les indemnités et les aides financières (LIAF). Signe encore  du flou politique persistant au sein de la municipalité: la rapporteuse peine depuis trois ans à rendre son rapport... tous ces flous cumulés ne contribuant pas à créer une base solide de transparence et de confiance entre les milieux artistiques et politiques. 

La clarté du positionnement du magistrat de la Ville face à celui du canton sur trois points: 1) La place de partenaire à part entière que la Ville entend garder en matière de soutien à la Culture « la Ville n’entend pas jouer les concierges dans des institutions aux mains de l’Etat ». 2) La revalorisation de la Conférence culturelle, initiée par Martine Brunschwig Graf  comme plateforme de dialogue entre instances culturelles et politiques décisionnelles. 3) La réserve quand au rôle d’un conseil de la culture qui revendiquerait au-delà de sa fonction d’expertise – déjà bien contestable  dans un domaine où la subjectivité est garante de liberté d’expression, des goûts et des couleurs - un rôle dans la gouvernance. Cette dernière est à l’évidence l’affaire des élus, en dernier ressort de la démocratie.

Enfin, notre vision quand au rôle des diverses collectivités. Pour nous, la Culture doit être l’affaire de tous les partenaires, publics et privés, au service du Public. 

Plus généralement, considérant les besoins d'une véritable politique culturelle pour Genève, nous nous inquiétons de ce que les responsables des départements concernés ne s’impliquent pas davantage pour faire de nos talents un argument d’attractivité (service Culture et Tourisme) et de rayonnement. Du modeste soutien aux  échanges et aux tournées dans l’espace large de la francophonie, par exemple, pour les théâtres si dépendants du paramètre linguistique. Chacun le sait, nul n’est prophète (qu’) en son pays.

 

De l’ordre et des idées, voilà ce que nous attendons de tous les départements, plus particulièrement de celui dont nous avons de bonnes raisons d’être fiers, celui de la Culture.

 

 

 

 

 

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22/05/2011

Ma petite Monique

Exactement ce que j’aime.

Hier soir, samedi, à 20h30, "Ma petite Monique" m'a fait passer 70min  de spectacle, peut-être un peu plus, à la Maison de Quartier de la Jonction, av. Sainte Clotilde, autour de  l' histoire d’une femme,  a priori banale – si tant est que la vie d’une femme serait inscrite au registre de la banalité –, écrite dans le juste observé de la vie.

Mais je le confesse, j’adore le théâtre. Le théâtre comme la vie. En résumé j’aime la Musique pour pleurer, les Couleurs pour rêver, et pour vivre, le Théâtre.

Dans  cette histoire, pas une seconde d’ennui. Un décor sobre et efficace, un  texte qui parle et une actrice qui vit. Un sans fautes pour ce one woman show de Caroline Gasser, la femme sans failles, la femme qu’il faut.

Du 17 au 28 mai,  c’est tout près, c’est chez vous. Cueillez dès ce lundi, n’attendez à demain! Ne faites pas comme si on ne vous l'avait pas dit... A Avignon, à Paris, les places ce serait tant pis. Bon spectacle donc à vous, habitants de chez nous, bon spectacle et très bonne nuit !

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