24/11/2011

Le RAAC et la CARTS

Or donc, nous y étions, membres du PLR : Guy Dossan, président de la commission de la Culture de la Ville en ce samedi 18 novembre 2011. Ni vus ni connus, pourquoi? Brève analyse de la cause possible d'un trouble de vision ou d'un acte manqué lors des contrendus dans la presse locale: ceux ou ce qu'ils avaient envie de voir, d'entendre ou pas.

Par exemple: La bienvenue mise au point du nouveau chef de la Culture, Sami Kanaan, à savoir que les prétendues coupes dans le budget 2012 ne sont de fait que le maintien des acquis 2011. La moins heureuse manière dont il a qualifié une coupe qui visait à remettre en cause un million de flou artistique dans l’attribution des fonds généraux, notamment théâtraux, qui, pour avoir provoqué une tempête n'en était loin s'en faut pas pour autant intempestive dans la mesure où celle-ci contestait deux dysfonctionnements au sein du département: le non respect du règlement officiel d’attribution et la non transparence (cumuls masqués). Des procédés que tout conseil municipal responsable se doit de dénoncer. L’occasion encore de rappeler ici une motion M-642 « pour la clarification des critères de subventionnement à diverses associations » que nous avions déposée en 2006, année où le canton a adopté sa Loi sur les indemnités et les aides financières (LIAF). Signe encore  du flou politique persistant au sein de la municipalité: la rapporteuse peine depuis trois ans à rendre son rapport... tous ces flous cumulés ne contribuant pas à créer une base solide de transparence et de confiance entre les milieux artistiques et politiques. 

La clarté du positionnement du magistrat de la Ville face à celui du canton sur trois points: 1) La place de partenaire à part entière que la Ville entend garder en matière de soutien à la Culture « la Ville n’entend pas jouer les concierges dans des institutions aux mains de l’Etat ». 2) La revalorisation de la Conférence culturelle, initiée par Martine Brunschwig Graf  comme plateforme de dialogue entre instances culturelles et politiques décisionnelles. 3) La réserve quand au rôle d’un conseil de la culture qui revendiquerait au-delà de sa fonction d’expertise – déjà bien contestable  dans un domaine où la subjectivité est garante de liberté d’expression, des goûts et des couleurs - un rôle dans la gouvernance. Cette dernière est à l’évidence l’affaire des élus, en dernier ressort de la démocratie.

Enfin, notre vision quand au rôle des diverses collectivités. Pour nous, la Culture doit être l’affaire de tous les partenaires, publics et privés, au service du Public. 

Plus généralement, considérant les besoins d'une véritable politique culturelle pour Genève, nous nous inquiétons de ce que les responsables des départements concernés ne s’impliquent pas davantage pour faire de nos talents un argument d’attractivité (service Culture et Tourisme) et de rayonnement. Du modeste soutien aux  échanges et aux tournées dans l’espace large de la francophonie, par exemple, pour les théâtres si dépendants du paramètre linguistique. Chacun le sait, nul n’est prophète (qu’) en son pays.

 

De l’ordre et des idées, voilà ce que nous attendons de tous les départements, plus particulièrement de celui dont nous avons de bonnes raisons d’être fiers, celui de la Culture.

 

 

 

 

 

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Commentaires

Quel plaisir de vous lire à nouveau sur votre blog. Est-ce ma louange à la gente féminine dans le blog des blogs (http://webzine.blog.tdg.ch/archive/2011/11/24/les-femmes-bloguent-enfin.html) du jour que me vaut ce retour en grâce? J'ai donc lu avec intérêt votre billet. mais n'étant malheureusement pas assez versé dans le bouillon culturel genevois, je n'ai pas saisi le message subliminal de son titre. Merci d'éclaircir ma lanterne. Excellente soirée.

Écrit par : JF Mabut | 24/11/2011

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