05/11/2013

HONORE TON PERE ET TA MERE

En lisant l’annonce de la grève illimitée du Service de protection des mineurs SPMI  j'ai pensé: Eh bien, à leur place, moi aussi je me mettrais en grève ! Par exemple si j’avais été affectée à l’application  aux mineurs  d’une loi fédérale incompréhensible, rustre, brutale, qui a davantage perdu d’enfants et de familles qu’elle n’en a sauvés, qui m’obligerait à recueillir des enfants qui ne l’ont pas demandé, que l’on a arrachés à des parents qui ne savent pas pourquoi. Oui je me mettrais en grève sans limite.

Je ne pourrais pas plus qu’eux affronter matin après matin, le stress d’avoir à forcer des enfants à être séparés de leurs parents,  les voir pleurer, refuser de manger, ne plus oser parler. Voir les parents crier, se défendre, s’écharper, souvent le père contre la mère,  recourir à plein temps auprès des juges, tout ceci parce qu’un conjoint jaloux, une maîtresse  d’école débordée, dans un moment d’exaspération nous a téléphoné, le SPMI, et que sous simple délation, nous les a livré – sans trop plus investiguer car a loi ne l’exige ou ne l’applique pas -  livré à la collectivité, basta. L’expertise se fait après par « nos » services, sur des familles brisées, désemparées, désespérées, humiliées, hors contexte.

Et quid de l’objectivité ? De la neutralité ?

Il faut l’avouer, jusqu’à présent, ce thème était tabou. Avec une discrétion tout helvétique ces procédés étaient cachés ; ils sont encore largement couverts bien que contraires aux Droits de l’Enfant. En faisant grève, le SPMI permet enfin  d’en parler.

Dans  le système actuel, s’ils aiment les enfants, s’ils ont eux-mêmes une famille, s’ils ont suivi les mêmes cours que moi à la  Faculté de Psychologie et des Sciences de l’Education FPSE de Genève, s’ils aiment leur métier, dans les faits, osons le dire,  ils ne sont que les mercenaires  d’une politique familiale mise en place  dans un contexte obscur autour des années 30, qui tient plus du totalitarisme que du libéralisme, mercenaires d’une mécanique rôdée, huilée, cachée, simples exécutants et donc, à leur manière, aussi des sacrifiés. Les mercenaires, c’est connu,  ne sont jamais assez payé, mais, quelque part, ne l’ont-ils pas voulu ?Ou ne savaient-ils pas ?

Mercenaires et non interprètes. Cela signifie : contraints à agir au nom d’une politique fédérale à contresens des Droits de l’Homme et de l’Enfant dont Genève a le siège, pour laquelle elle a déjà été condamnée plusieurs fois, de faire fi de toutes les avancées psychopédagogiques dont Genève est un pôle scientifique international reconnu, ceci possiblement contre leur conscience.

Je le réaffirme ici, dans ce contexte, moi aussi je  ferais grève, car il serait de mon devoir de faire grève.

Courageusement, en juin 2013, Simonetta SOMMARUGA, ministre de la sécurité, présentait ses excuses pour avoir « volé l’enfance » par dizaines de milliers à de jeunes suisses, Charles Beer, pour Genève reprenait ses propos. Mais depuis, qu’est-ce qui a changé ? Tout va bien, Madame la Marquise ! On apprend qu’au mois d’août, au mois de septembre, la police a menotté des parents et ligoté des enfants pour les remettre à la collectivité…

Oui, la grève du SPMI  a un sens. Tout d’abord pour que l’on sache. Place à la transparence.

Ensuite pour que l’on voie et examine de manière critique les missions de l’institution.

Enfin, et  il n’y a pas que l’argent. En matière de politique des mineurs, de l’encadrement de nos jeunes, avenir de la société, je voudrais demander plus d’Amour. Cette chose unique et inestimable qui n’a pas de prix et qui ne sera jamais remplacée par un professionnel, de quelque classe salariale supérieure soit-il, qu’il n’est pas besoin d’être parfait pour donner – qu’est-ce des parents parfaits sinon aimants ? -  et dont aucune société ne fera jamais l’économie sauf à sacrifier son mieux vivre ensemble, sa sécurité etsla paix.

Les parents qui aiment leurs enfants, même en difficulté, ne demandent pas d’être payés pour les élever.  La collectivisation de l’éducation – en plus de l’instruction – engendrerait  des coûts que notre société ne pourrait maîtriser. Par ailleurs, Le placement des mineurs provoque des traumatismes qu’il  sera difficile à réparer.

Cessons de tricher. La famille reste et restera l’avenir de la société, même décomposée, recomposée, peut-être accompagnée, soutenue, valorisée, mais jamais collectivisée.

Honore ton père et ta mère reste le premier commandement. 

15:04 Publié dans DE L'ORDRE ET DES IDEES | Lien permanent | Commentaires (18) | |  Facebook

Commentaires

Bravo pour votre note.
J'ajouterai simplement "Honore et aime ton enfant".
Mais je tombe des nues car je croyais que les Internements Administratifs, la honte de notre pays, avaient été supprimés.
Serait-ce que l'on continue sous une forme plus cachée ?

Écrit par : Lambert | 05/11/2013

Parait qu'au Québec encore de nos jours des millions d'enfants sont maltraités,vrai ou faux j'en sais rien mais nos dirigeants n'ont pas non plus le pouvoir d'interdire aux citoyens de se faire embobiner par des sectes religieuses et l'on sait que dans ces milieux là ,la loi du silence cache tout.Ceci n'excusant pas cela bien entendu
Quand à la famille recomposée ceux ayant connu ce drame c'était carrément la croix et la bannière alors qu'aujourd'hui plus rien n'est tabou et très souvent de belles et fausses paroles pour donner le change serviront à alimenter les médias ou certains partis jouant la carte de la fausse pitié et ce dans un but électoral uniquement
les anciens de parents divorcés ne prennent pas des vessies pour des lanternes ,le passé leur a appris à se méfier des trop belles paroles et surtout des programmes qui prennent trop souvent la famille et l'enfant en otage .Chats échaudés craignent toujours l'eau froide qui ruisselle sous forme de belles paroles, avant les votations surtout !

Écrit par : lovsmeralda | 05/11/2013

Chère Madame, merci pour votre information, comme vous le dites biens enfuies sous des tracasseries dignes de Victor Hugo !

Mais grâce à D.ieu, les enfants ont développés des systèmes de défenses que certains jugent d'irrespectueux, mais ce sont dans notre système alambiqué, la preuve que ce qui ne tue pas, renforce, la Suisse oligarque va certainement perdre de sa superbe avec ce type de fonctionnements, car avec les moyens de communication, ce sont maintenant, eux les maîtres du jeu.

A tous, protégez vos enfants envers et contre tout, surtout si vous présentez ce genre d'injonctions.

Il faut également remarquer que très peu de pédophiles sont arrêtés en Suisse, à croire que ce pays semble exempt de cette miasme institutionnelle, certainement, contrairement aux statistiques criminogènes complices des pires crimes couverts par des institutions particulièrement pourries, comme si la politique fédérale était aussi liée à ces constats.

Les politiques au pouvoir, ont pour principale tâche, de tout cacher dans ce pays où les banques sales brillent comme des temples de la luxure.

Et tout mon soutient aux grévistes et attention à ces petits juges zélés qui chercheraient à persister !

Écrit par : Corto | 06/11/2013

@Corto concernant les pédophiles quand l'église dit ne fais pas subir à d'autres ce que tu n'aimeras qu'on te fit,les pédophiles n'ont peut-être plus les mêmes remords en voyant ce qui se passe sous le couvert de la religion et non condamné par les églises.Alors que doivent faire les juges,d'un coté le clergé ne bouge pas tandis que le peuple lui réclame vengeance!
Et à trop de réformes inutiles et de restructurations alors qu'on avait un système peut être pas parfait mais qui avait duré plus de 60 ans on ne fait jamais d'omelettes sans casser des œufs
L'église déraille comme jamais surtout chez les cathos et certains en voyant le mariage des homos accepté et crié sur tous les toits médiatiques ont dit,c'est la porte ouverte à toutes les déviances surtout d'ordre sexuel! on ne peut que leur donner raison
bonne journée pour vous

Écrit par : lovsmeralda | 06/11/2013

Votre texte est très beau et vous avez du talent.
Les assistants sociaux sont les boucs-émissaires de lois obsolètes et de l’incurie du système judiciaire.
Je ne peux adhérer à votre vision de la situation.
Les assistants sociaux sont les principaux acteurs dans des situations dramatiques auxquelles sont confrontées de nombreuses familles.
La plupart des assistants ont bien intégré les théories anti-victimaires et participent de plein gré au musèlement des victimes, en général mineures.
Ce sont les assistants sociaux qui rédigent les rapports, très (trop) souvent quelques lignes, sur lequel le juge se basera pour statuer d’un placement d’un enfant en foyer, d’un retrait de la garde d’un enfant à un parent protecteur, de la reprise du droit de visite chez un parent violent et incestueux.
Les assistants sociaux sont responsables de la destruction de familles aimantes, de la fracturation d’enfants fragilisés par les comportements d’un parent maltraitant.
Quant aux revendications du personnel du SPMi et du SPAs, permettez-moi de les trouver indécentes.
Demandez au personnel des hôpitaux si leurs conditions de travail se sont péjorées et leurs tâches complexifiées !
Demandez aux employés des CFF si leurs conditions de travail se sont péjorées et leurs tâches complexifiées !
Demandez aux employés de la Poste si leurs conditions de travail se sont péjorées et leurs tâches complexifiées !
Demandez aux enseignants si leurs conditions de travail se sont péjorées et leurs tâches complexifiées !
Etc. La liste est sans fin.
Une des phrases favorites de nos politiciens élus n’est-elle pas : « Nous pouvons faire plus avec moins. »
Dans SPMi et SPAs, il y a le mot « protection » ; protection des plus fragiles. Le personnel de ces 2 services oublie leur mission première au profit, et c’est le cas de l’écrire, d’intérêts individualistes et égoïstes.
Non, je ne penserai pas aux employés du SPMi et du SPAe en grève.
Je penserai aux parents bien-traitants qui luttent pour que la souffrance de leurs enfants soit reconnue par ces services en grève.
Je penserai à ces enfants retirés à la leur parent protecteur par ces services en grève et envoyés par ces mêmes services en grève dans des foyers où les jeunes dépérissent.
Je penserai à ces jeunes suivi par ces services en grève, qui a la recherche d’un emploi, vont de stage de découverte en stage de découverte.
Je penserai à ces enfants qui ont parlé, à ces services en grève, des violences qu’ils ont subies et qui n’ont pas été entendus ou dont on a minimisé les traumatismes.

« Mieux vaut perdre une élection que perdre son âme. »

Écrit par : Valie | 06/11/2013

Tous vos témoignages sont l'exacte vérité.
Vous nous amenez à la conclusion que, tout comme je le pense, il faut en finir avec ce service obsolète, tout remettre à plat et repartir à zéro...
Cette grève est une opportunité pour nos politiques un peu endormis sur ces réalités de se réséveiller et à la population de s'exprimer!
Il n'existe pas de livre blanc des enfants ayant passé par le SPMI ou n'ont pas été entendus

Je reçois des témoignages par dizaines, tous aussi terrifiants les uns que les autres. A ces adultes-là il faudrait aussi donner une voix dans la réflexion, comme vous le dites si bien.

La grève ne fait que commencer...

Écrit par : Florence Kraft | 06/11/2013

Une grève pour en finir avec un service gangréné et tout puissant ? Peut-être oui. Si cela peut atténuer la souffrance des enfants victimes.

Écrit par : Valie | 06/11/2013

Il me semble qu'à Genève comme en Suisse, il y a pléthore de fonctionnaires très grassement payés et en quête de zèles maladifs ne servant qu'à justifier leurs présences.

Vous pouvez observer ces dérives dans quantités de secteurs et d'administrations, rattaché à ça, des quantités d'entreprises privées se gavant de la manne publique, à qui profite le crime ?

Ce pays, à force de bloquer l'innovation et le développement justement réservé aux populations jeunes, préfère voir sa jeunesse plonger dans les oubliettes de cette société sclérosée et corrompue de l'intérieur.

Non, cela ne s'arrêtera pas d'un coup de baguette magique, nous avons à faire à des meutes de hyènes défendant leur pitance trop grasses.

Pour les offices responsables de la défense des plus malléables pour qu'à leur tour ils laissent de telles abominations se perpétuer, il y a des âmes nobles, mais ne pas négliger les malades convaincus du contraire !

Cette lutte sera rude, car les ennemis de la salubrité sont déterminés !

Écrit par : Corto | 06/11/2013

Sans aucun doute. Les grévistes ont écrit sur des banderolles "nous ne lâcherons rien", eh bien nous non plus "Nous ne lâcherons rien" ad infinitum...

Écrit par : Florence Kraft | 06/11/2013

Ce problème n'est pas spécifique à GE, ni à la CH, on le retrouve un peu partout, surtout dans les pays protestants où la pensée eugéniste (car c'est évidemment bien de cela qu'il s'agit en fin de compte) a fait le plus de ravages. À partir du moment où on donne un pouvoir à qqun sur autrui, l'abus est programmé et inévitable. La loi doit être modifiée de toute urgence, le principe doit être ancré que l'État n'a pas le droit d'intervenir contre la volonté à la fois des parents et des enfants. Il faut agir vite, sinon les choses vont empirer, car le contexte économique va se détériorer massivement et il faut alors craindre le pire.

Écrit par : Larry | 06/11/2013

Ce problème est inacceptable en Suisse.
Peu m'importent les raisons, ce que je sais c'est que ces pratiques ont nui et nuisent encore à notre pays et aux générations à venir, et se perpétuent malgré les excuses du gouvernement...

Que font les syndicalistes aujourd'hui en faisant du zèle sur les dossiers de mineurs, en ne favorisant pas leur retour en famille? Ils désavouent purement et simplement leur conseillère fédérale et leur conseiller d'Etat au DIP à Genève, qui ont à l'unison demandé des excuses auprès de la population pour des pratiques indignes? Un peu de cohérence pardi!

Écrit par : Florence Kraft | 06/11/2013

Je ne partage pas votre avis concernant les magistrats socialistes en charge. On ne peut pas s'excuser pour des actes qu'on n'a pas commis soi-même. Les crimes commis aujourd'hui ne sont eux pas du tout condamnés, mais au contraire couverts par ces magistrats, ainsi que par le duopole médiatique (SSR et Tamedia). Je regrette également le propos de M. le député Renaud Gautier dans l'article de Mediapart concernant le cas des Andrieux. C'est précisément ce genre de propos qui favorise la perpétuation des abus.

Écrit par : Larry | 06/11/2013

On assiste tout de même à une incohérence socialiste interne entre des magistrats qui répondent des actes commis - oui c'est ainsi même s'ils en ont délégué l'exécution -, leurs excuses publiques, et les revendications portées par la voix d'un Sylvain Thévoz...

Je ne peux me résoudre à penser que tous les collaborateurs ne revendiquent que de l'argent. Cette grève exprime un malaise profond tous bords confondus; cela ne va plus et quelque chose doit bouger. Elle permet encore une fois d'amorcer le dialogue; cela n'a jamais été fait avec le sérieux qui convient à ce service. Ce sera l'un des défis importants que devra relever le ou la nouveau/velle magistrat/e en charge du Département concerné la semaine prochaine. Au passage, quelques cheveux blancs pour l'actuel responsable ou irresponsable chef de cette institution, socialiste, tiens donc!

Écrit par : Florence Kraft | 07/11/2013

L'éternel débat grève - pas grève, au nom de quoi est-elle justifiée ? qui sont les intérêts prioritairement visés, ceux des grévistes ou ceux des anonymes que les grévistes devraient servir ? ( La réponse est pour moi évidente, les fonctionnaires ne défendent que des intérêts partisans, particuliers et surtout pécuniaires)
Mais la vraie question posée par cette communication de Florence Kraft est bien plus criante d'importance : un tel 'service' est-il vraiment un service offert, réponse à un besoin (identifié et partagé), ou alors n'est qu'un 'service' infligé à autrui au nom d'une doctrine, d'un dogme ? C'est probablement la vraie question à laquelle devraient essayer de répondre les grévistes.

Écrit par : uranus2011 | 07/11/2013

Larry, allez voir à Zurich, ville protestante si il y a autant de fonctionnaires et si ils oseraient de traiter les familles comme c'est le cas à Genève.

3 fois moins de fonctionnaire à Zurich qu'à Genève par habitant.

Personnellement, si vous voulez parler de "religion", je dirais que la maltraitance est plutôt un problème bien catho !

Écrit par : Corto | 07/11/2013

Concernant le volet juridique et c'est un conseil fait à toutes les familles victimes des juges triturant les destins d'innocents, pratique très répandue dans les pays socialistes.

N'attendez rien de nos justices cantonales, de toute manière il suffit de voir le nombre de jugements cassés par le fédéral pour comprendre où se trouve le malaise, comme le dit Florence, il ne faut plus compter sur des décisions logiques à un niveau cantonal et si le fédéral applique la loi avec plus de sérieux, c'est simplement à cause des conventions ratifiées et en vigueur à la CEDH.

En matière de droit de l'enfance, la Suisse s'est déjà prise plusieurs claques au niveau de la CEDH et des avertissement clairs et décisifs, si la Suisse continue de violer le droit conventionnel, les sanctions seront drastiques !

Donc, il s'agit bien de tracasseries administratives et juridiques de bas-étages vis-à-vis desquelles les victimes doivent recourir, cela prend des années et pendant ce temps les décisions en vigueurs détruisent le tissu familial, ce sont les technique de nos magistrats progressistes de gauche.

Si vous voulez des noms de juges de gauche spécialisés dans ces manœuvres monstrueuses, pas de problème, on a les noms !

Écrit par : Corto | 07/11/2013

De ce débat des derniers intervenants je retiens
- "service offert ou service infligé", bonne question!
- le fait qu'aucune religion ne peut se prévaloir de mieux traitance ou de moins maltraitance - et c'est peu de le dire -
- qu'en matière de progrès social, on ne peut guère compter sur le socialisme (ce n'est pas un scoop mais il fait bon le rappeler)

Je crois qu'il est temps d'ouvrir le livre blanc des victimes de ce système déviant, plusieurs fois condamné par la CEDH Commisssion Européenne des Droits de l'Homme, déjà ici à Genève, d'entendre parallèlement aussi le malaise des exécuteurs selon leurs missions qui sont multiples (adultes, familles demandeuses et familles non demandeuses)et de faire un bilan.
Diantre, pourquoi cette institution ne devrait-elle pas publier des rapports de satisfaction?
Le peuple souverain a droit à la Vérité...

Écrit par : Florence Kraft | 07/11/2013

Une société se mesure à la manière dont elle traite les plus vulnérables de ses membres, bien sûre que dans chaque population qui compose une société s'y trouve des psychopathes, voir même des psychopathes qui choisissent la voie légale pour imposer leur penchants malsains à leurs victimes souvent victimes, car incapables de se défendre. Pour répondre à la "question" "service offert ou service infligé", il n'est pas indispensable que le législateur soit l'unique acteur à l'origine de toutes les discordances ou distorsions, notamment celles illustrées dans ce blog. Comme allégué ci-dessus, de nombreux psychopathes ayant choisis la "voie légale", il suffit de se rappeler du "nazionalsozialismus" et de leurs héritiers ou successeurs encore en missions, parfois même dans des administrations et des positions plus "qu'honorables" !

Ces psychopathes uniquement en quête de leur confort personnel ont une seule chose en commun, ils sont lâches et de fait, ne s'en prennent qu'à plus faibles qu'eux, les enfants, les parents désemparés, le lien unissant mères, pères et enfants les attirent pathétiquement, exactement comme si ce qu'ils n'ont jamais reçu devait être volé au plus exposés.

Que feraient ces monstres sans leur position hiérarchique ?

Que ferions-nous d'eux, sans leur décerner des postes sensibles, les curés en charge des petits garçons avaient depuis des siècles ouvert une voie et maintenant des citoyens d'apparence laïque parfond l'œuvre par le biais de cette même glue vantant les mérites de la morale.

"service offert ou service infligé", tout est dans cette devise, sauf que le "ou" se traduit par un "et", "service offert et service infligé" sont indissociables, c'est toujours au nom d'une prétendue morale que les plus farouches agissent du bout des doigts.

Sans faire l'inventaire ou le bilan de notre société, nous pouvons aisément faire un constat irrévocable, cela fait des siècles que nos moralistes ont une méchante tendance d'exercer sur nos enfants des pratiques extrêmement destructrices et endémiques. Comme si la clé du malheur ne pouvait que se transmettre dès le plus jeune âge, ne dit-on pas qu'une majeure partie des pédophiles ont eux mêmes été victimes d'abus sexuels dans leur enfance ?

Allons-nous maintenant remplacer des pratiques enfin condamnées pour les remplacer par d'autres formes de corruptions de l'âme, comme détruire les liens liants les enfants à leurs parents ?

Notre société doit elle irrémédiablement s'en prendre aux plus jeunes pour permettre aux psychopathes de reproduire leurs tares immondes ?

Notre société a t-elle peur des horreurs commises envers ses enfants qu'elle se doit de les perpétuer ?

Donc "service offert ou service infligé" ne font qu'un, car les lâches se cachent toujours derrière la loi !

Écrit par : Corto | 08/11/2013

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