09/11/2014

Qu'est-ce que c'est que cette Histoire?

C’est ainsi que l’on nous répondait lorsque nous arrivions, stylos et feuille en main pour faire signer notre pétition ! Une pétition pour l’Histoire suisse et genevoise dont l’initiative spontanée revient à Stefan Gisselbaek, étudiant en Droit, soutenue par La Nouvelle Société Helvétique (NSH) et l’Association Refaire L’Ecole (ARLE), un tandem qui a récolté près de 2'500 signatures et beaucoup de commentaires, dont quelques questions auxquelles l’auteur de la pétition répond :   

A ce propos, j'aimerais répondre à ce que j'ai parfois pu entendre ces derniers mois.

«Apprendre l'Histoire suisse et genevoise, c'est dangereux et nationaliste.»

Non. Le savoir est toujours libérateur, et en démocratie, le Citoyen est libre. Ce qui est dangereux, c'est de nier son Histoire, au fond, son identité. C'est cela qui excite les pulsions nationalistes. Apprendre l'Histoire du pays dans lequel on vit, c'est se permettre d'exister, de connaître l'héritage historique dans lequel on s'inscrit. Car nous ne sommes pas des êtres hors-sol, et l'Histoire n'a pas commencé le jour de notre naissance. C'est à travers l'Histoire qu'on apprend à connaître son pays, condition nécessaire pour que le plus grand nombre s'y intéresse, et participe à la démocratie directe. Savoir qui on est et d'où on vient est indispensable pour savoir où l'on va, ou plutôt, où l'on veut aller. Je fais ce parallèle: l'Histoire est à l'Etat ce que l'expérience de la vie est à l'Homme. Elle permet au Citoyen de prendre des décisions avec la conscience historique nécessaire à l'évitement de certaines erreurs. Et peut-être est-il bon de le rappeler: notre histoire est le meilleur exemple d'ouverture qui soit: des cultures et des religions différentes qui ont su s'unir.

«Il ne faut pas apprendre l'Histoire suisse car elle est subjective.»

Non. D'une part, si cet argument était valable, alors on supprimerait l'Histoire en tant que matière à l'école, car il n'y aurait pas que l'Histoire suisse qui serait concernée par le subjectivisme. D'autre part, il y a des faits historiques avérés qui ne laissent pas de place à la controverse historique. Tout n'est pas discutable. Affirmer le contraire ouvre, entre autres, la porte à des dérives négationnistes inadmissibles. Attention donc, à ce genre de positions qui entraînent des conséquences vertigineuses...

Nous avons le droit, en tant que Citoyens ou futurs Citoyens, de connaître notre Pays. N'est-ce pas la moindre des choses? 

Avant de répondre demain aux questions des Députés du Grand Conseil à la Commission des pétitions ou aux vôtres…

 

 

 

 

 

23:15 Publié dans DE L'ORDRE ET DES IDEES | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook